Beauxbatons & Magie
Bonjour et Bienvenue à Beauxbatons jeune sorcier!

Si tu n'as pas encore mit un pied dans notre univers magique, il est obligatoire d'aller s'inscrire dans notre Monde. Ici, ce n'est qu'une école!

Si tu es déjà inscrit et que tu as choisis d'étudier à Beauxbatons, qu'attends-tu pour aller en cours?

Tu veux en savoir un peu plus? Alors saches que Beauxbatons accueille principalement des filles, mais si tu es un garçon il reste encore de la place Wink
Vous serez réparti dans l'une des trois maisons (Félin(e) d'Or, Loup(ve) d'Argent, Renard(e) de Fer) et vous devrez tout faire pour la faire gagner! Cette maison sera donc votre seconde famille, et ce pendant 7 ans!
Sans compter que vous avez 8 matières obligatoires (Sortilèges et Enchantements, Potions, Histoire De La Magie, Botanique, Métamorphose, Maintien, Physique & Mentale, Ecriture) et qu'à partir de votre 5ème année vous devrez choisir un certain nombre d'Options, selon votre niveau (Equitation/course, Etude des moldus, Danse, Divination).
Un programme bien chargé n'est-ce pas? Alors ne perds pas ton temps et dépêches toi de rejoindre Beauxbatons! A moins que Durmstrang ou Poudlard ne te tente?


Partirez vous à la recherche de votre prophétie ?
 

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La curiosité est un vilain défaut, partagé

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MessageSujet: La curiosité est un vilain défaut, partagé Mer 7 Sep - 19:29

Les cours ont repris et l'agitation des étudiants envahit de nouveau le Palais. Tout cela fait plaisir à Maddison qui n'aime pas voir les couloirs de l'Académie vides. N'ayant pas de cours à donner cette après-midi, la directrice profite du temps qu'elle a pour faire un tour dans le Palais. Sa baguette glissée dans le dos de sa jupe, ses talons raisonnent sur le parquet tandis qu'elle arpente les couloirs de Beauxbâtons. Son regard passe d'un meuble à un autre, d'une salle à une autre pour finir sur un étudiant qui passe. Il la salue et elle le lui retourne avec un sourire. Tout a l'air de bien se dérouler et Maddy continue donc son tour avec le sourire aux lèvres. Rien ne cloche, tout est parfait. La blonde adore que les choses soient parfaites et sous contrôle. C'est .. oui, parfait.
Certains étudiants lui apportent cependant quelques soucis. Éléonore par exemple, cette petite chez les Renards. Cette dernière s'est mis en tête de ne vouvoyer personne ! Cela ne dérange pas particulièrement Maddy qui a bien compris que ce n'était pas une marque d'irrespect, mais tout de même.
Maddison descend les escaliers du deuxième étage, qui la mène donc au premier étage du Palais. Encore quelques couloirs à faire avant de pouvoir retourner dans son bureau. La Vélane accélère légèrement le pas quand une porte entrouverte attire son regard. La salle des Trophées ? Cette pièce est pourtant fermée à clef d'habitude, non ? Maddy s'approche de la porte sans faire claquer ses escarpins et tend l'oreille : pas un bruit. Elle soupire légèrement et pousse la porte. Qui va encore s'attirer des ennuis ? Car si il y a bien quelque chose que la Vélane ne supporte pas, c'est le non respect des règles et des barrières.
Tiens, quand on parle du loup, ou plutôt, du renard. Maddison reste figée quelques secondes sur place lorsqu'elle reconnaît la jeune McMillan. Ses muscles se détendent et sa main glisse de la poignée de porte tandis qu'elle prend la parole :

(Anglais) - Miss, que f ...

Maddy allait vouvoyer Éléonore. Mais pourquoi vouvoyer quelqu'un quand ce dernier se permet de vous tutoyer. Elle reprend :

Anglais - Que fais-tu ici ?


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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Jeu 8 Sep - 15:43

    Beauxbâtons... Je ne pense pas pouvoir dire que ce château m'est manqué durant les grandes vacances, tout comme Poudlard ne me manque pas alors que j'y ai vécu 7 ans, mais je suis plutôt contente d'être de retour. Il faut dire qu'il y a des milliers d'endroits que je n'ai pas exploré encore et une deuxième année au palais ne sera pas de trop pour l'explorer. Sept années, c'est clairement trop, mais deux, c'est un minimum...

    Saleté de marche!

    Je n'ai pas cours aujourd'hui, du moins pas à l'instant et je profite donc de ce moment de liberté pur pour poursuivre mes projets et ce qui fait que je suis contente d'être là : l'exploration. C'est pour cela que j'ai quitté ma salle commune pour dévaler les marches et que j'ai faillit trébucher sur une marche en descendant un poil trop vite. Aujourd'hui, au programme, la salle des trophées! Je n'ai toujours pas compris pourquoi cette salle est fermée à clef et c'est le but de cette journée : le découvrir. Pour cela, la première étape était de l'ouvrir et puisque les cours viennent de reprendre, je ne devrais pas être dérangé. Il y a également une salle comme celle là à Poudlard mais elle n'est fermée que la nuit. Pour éviter les vols, je suppose. Mais que la salle version française soit fermée la journée est surprenant... intrigant. Je ne saurais résister à tant de cachotteries. A croire que c'est fait exprès pour les élèves curieux, les prendre sur le fait et les punir pour tuer leur curiosité dans l'oeuf. Autant dire qu'ils peuvent toujours se brosser pour que cela marche avec moi.

    Arrivée devant la porte, au milieu d'un couloir désert, je sors ma baguette et marmonne le sortilège de déverrouillage, me félicitant intérieurement d'avoir suivit les cours de la chinoise, et n'avoir pas sécher ceux de l'année dernière parce que la prof me retire des points chaque fois que je la tutoie. Gourde. Mais passons sur l'égo des adultes et intéressons-nous de plus près à ce que cache les adultes ma chère Léo...

    Je dédaigne les sabliers des trois maisons, que j'ai réussis à faire remplir l'an dernier en faisant remporter la coupe aux Renards malgré l'acharnement des profs à me sanctionner, pour entrer dans la salle des trophées... où la pénombre se dispute avec la poussière. Punaise, les elfes ne passent jamais ici, ou quoi? J'allume le bout de ma baguette et fait quelques pas pour me retrouver face à une vitrine avec une médaille dedans. Elle a été décernée à Camille Luciel en 2094 pour ses exploits en sortilèges & enchantements. Dessous, il y a un papier avec une liste de ses exploits. Un sortilège de patronus... Le terme m'est familier mais lointain, je m'en désintéresse.

    J'avance vers ma gauche, toujours la baguette levée pour voir une coupe des deux maisons. Un papier, en-dessous, disait que les Louves d'Argent avaient remportés la coupe tous les ans de 2045 à 2067. Chouette performance mais je parie qu'elles n'étaient pas seule pour le remplir leur sablier... Bon, moi non plus, on étaient deux, mais l'autre, je l'ai pas vue pendant 6 mois, alors zut.

    En levant ma baguette, je vois plusieurs bibliothèques vitrées dans lesquels se bagarrent médaillons, coupes, et bijoux divers et quelques parchemins. Poussée par la curiosité je m'approche et parcours les vitrines du regard d'un pas lent, lisant des noms d'anciens élèves, de préfets, de cavaliers, de professeurs, de sorciers souvent déjà morts, des exploits allant d'un record de vitesse en licorne à l'arrestation d'un tueur en série mineur dans l'école en passant par la contribution à l'arrêt de l'invasion de bestioles au nom imprononçable. Je m'en désintéresse tout aussi rapidement, comme si je cherchais quelque chose.

    Sérieusement, c'est cela que veulent cacher les adultes? Les "exploits" de nos hypothétiques ancêtres et de nos prédécesseurs dans cette école? C'est une blague? C'est le même type de salle qu'à Poudlard... En moins sinistre, c'est clair. Même avec la pénombre, je vois la glace magique cristallisé sur le bord des vitrines. Certaines coupes sont mêmes en glaces, comme pour le concours de magie duelliste en 2100. Tout cela est très joli, mais cela ne m'aide pas à savoir pourquoi cette salle est fermée à clef. Quel intérêt d'empêcher les élèves de venir lire tout ça? Ils ont peur qu'on casse tout?

    Perdue dans mes pensées, interrogations, je continue d'avancer, faisant le tour d'une vitrine et revenant ainsi vers la porte mais par une autre rangée, je regarde toujours les noms et les exploits, les titres des élèves, comme ce préfet-en-chef qui a sauvé une troisième année de la noyade en l'extirpant des pattes d'un strangulot... Quel idée de se baigner avec un strangulot aussi! Et là, à l'étagère suivante, ils ont remis une médaille à une élève qui a sauvé la situation lors d'une course de licorne qui a mal tourné. Mal tourné? Sérieusement? Je regarde l'image mouvante de l'élève en question que l'on voit se précipiter du haut de sa licorne pour sauver un autre élève alors que des licornes affolées couraient derrière elle. Comment elle s'appelle celle-là? Catherine Gabin...

    ...

    Ma mère. C'est ma mère sur cette photo. Je reste figée sur place, interdite.


    "Que fais-tu ici ?"

    Une partie de moi a prit conscience de la présence de la directrice derrière moi à sa première phrase mais je n'y ai pas prêté attention, absorbé par l'image de cette jeune fille récupérant une gamine par le haut de son uniforme pour la mettre devant elle en plein galop. Je ne me suis jamais intéressé à mes parents. Je connais leurs prénoms et je sais qu'ils sont morts en se battant même si j'ignore pour quoi, pour qui et contre qui ou quoi. Et c'est tout. Je n'ai jamais été curieuse à leur sujet. Tat'Mira les a remplacé depuis bien longtemps dans mon esprit comme modèle. Je ne m'attendais pas à...


    La fillette se tourna vers la directrice qui attendait une réponse et une explication à sa présence. Nul doute qu'elle la punirait, mais c'était bien le dernier des soucis de la jeune fille qui, de toute façon, ne la dissuaderait pas de revenir. Surtout après ce qu'elle venait de voir.

    - Bonjour à toi aussi, je vais bien, c'est gentil de le demander. J'étais justement en train de me demander ce que la direction pouvait vouloir dans cette salle qu'elle ne veuille pas voir sous le regard des élèves, peut-être que tu vas pouvoir me répondre...

    Avec un aplomb incroyable, et un culot de diable, la fillette sourit à la directrice, encore remuée de ce qu'elle venait de voir...

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Dim 18 Sep - 16:17

Éléonore semble absorbée dans la contemplation de quelque chose, un cadre avec une photo, apparemment. Elle finit tout de même par se retourner vers sa directrice et dit, le sourire aux lèvres :

- Bonjour à toi aussi, je vais bien, c'est gentil de le demander. J'étais justement en train de me demander ce que la direction pouvait vouloir dans cette salle qu'elle ne veuille pas voir sous le regard des élèves, peut-être que tu vas pouvoir me répondre...

Le sourcil droit de Maddison se arque légèrement tandis qu'un sourire en coin se dessine sur son visage. Cette jeune fille est culottée et n'a vraiment pas peur des conséquences de ses actes et de ses paroles. En d'autres circonstances, Maddy aurait félicité l'étudiante pour ne pas se laisser marcher sur les pieds de cette manière. Mais étant donné que c'est son autorité qui est sapée, la blonde se garde bien de dire quoi que ce soit. Elle observe la jeune fille un instant avant de rabattre la porte derrière elle et de faire quelques pas dans le pièce. Elle décide d'ignorer l'impertinence de la jeune fille, s'avance alors vers l'une des fenêtres et ouvre le rideau qui laisse entrer un rai de Soleil qui dévoile toute la poussière volant dans l'air. Elle passe alors son doigt sur le rebord d'un buffet et fait la moue avant de dire :

(Français) - Cette salle est fermée, tout simplement parce que je ne m'en suis pas encore occupée. Je souhaite la réaménager. Je trouve que l'on n'y circule pas assez librement et certains prix et photos ne sont pas en exposition à cause du manque d'organisation de la pièce.

Tout en parlant, son regard se pose sur un coin de la pièce où sont empilés quelques cartons fermés. Maddison se tourne de nouveau vers Éléonore et lui dit :

(Français) - Si tu as des idées, n'hésites pas à m'en faire part. Mais dis moi d'abord ce qui t'intrigue tant chez Catherine Gabin. C'est bien sa photo que tu regardais, je me trompe ?

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Lun 19 Sep - 20:57

Nora soutenait le regard de la directrice avec un grand sourire sur le visage, attendant une réprimande qui ne tarderait pas puisqu'elle était là en toute illégalité. Malgré la pénombre, elle perçut le mince sourire en coin qui se dessina sur le visage de la directrice et en fut à la fois surprise et ravie, bien qu'elle n'en montra rien, si ce n'est que son sourire gagna en arrogance. Il était du rôle de la directrice de la gronder mais elle savait que ses mots étaient pertinents et Ely l'avait donc contraint au silence, ne pouvant choisir entre l'honnêteté et sa fonction. Voilà pourquoi la fillette se moquait des adultes de manière générale : la fonction n'avait, à ses yeux, aucune importance. Elle faisait passer la vérité avant tout, pas en fonction de ce qui l'arrangeait.

Eléonore ne quitta pas des yeux la directrice, croisant les bras, alors que cette dernière fermait la porte derrière elle, suscitant des interrogations dans l'esprit de la fillette : que cherchait-elle à cacher aux yeux de ceux qui pouvaient passer dans le couloir? Pourquoi chercher de l'intimité avec elle? La voyant s'éloigner vers un rideau qu'elle écarta, Ely redoutait le pire. Elle avait déjà vu la chinoise faire les cents pas, lorsqu'elle cherchait à formuler ses phrases, lorsqu'elle avait quelque chose d'important à dire. Qu'avait donc la directrice à lui dire qui nécessite d'être seules à l'abri des regards et des oreilles indiscrètes, et qui devait se précéder de cette marche de réflexion?

Décroisant les bras, Eléonore fixa de son air sérieux le dos de la directrice alors qu'elle passait son doigt sur un buffet poussiéreux. Et oui, forcément, ça s'accumule, était-ce vraiment étonnant quand personne ne passait faire le ménage? Étonnamment, la directrice accéda à sa requête, faisant fi de sa fonction et abandonnant les reproches pour une réponse. Elle lui expliqua que la salle n'était tout simplement pas bien aménagé et qu'elle attendait qu'elle le soit, pour que toutes les récompenses soient mises en valeur, pour rouvrir la salle aux élèves. Une explication qui laissa Léo assez septique. La salle n'était pas en travaux, ce n'était donc pas dangereux pour les élèves de venir ici et une simple réorganisation de la salle lui semblait un peu léger pour fermer à double tour cette pièce. Cela signifiait qu'elle supprimait l'accès à cet endroit pendant un temps indéterminé, ainsi que les infos qu'elle renfermait.

La jeune fille fit une petite moue septique et s’apprêtait à répliquer pour demander si elle trouvait ça juste, qu'en attendant qu'un réorganisation soit faite, les élèves soient privés de l'accès de ce qu'elle renfermait, mais la directrice s'était déjà tourné vers elle et lui proposait son concours dans l'organisation de la pièce... Une proposition probablement lancé en l'air pour lui faire comprendre que ce n'était pas aisé puisqu'elle-même n'en trouverait pas... ce qui était vrai puisqu'Eléonore n'y connaissait rien à l'affaire, n'étant pas particulièrement ordonnée elle-même. De toute manière, là non plus, elle n'eut pas le temps d'émettre le moindre son pour répondre, si jamais elle en avait eu l'intention, car la directrice enchaina...

Comment savait-elle qui était la personne sur la photo qu'elle regardait? Comment savait-elle que cette photo-là, en particulier, avait retenu son attention? Après tout, elle aurait pu regarder cette photo pour admirer son talent de cavalière ou parce que le visage de la personne sauvée lui était familier... Bon, ce n'était pas le cas quoi qu'elle ne pouvait pas nier avoir regarder sa manière de chevaucher après s'être attardé sur l'expression de son visage. Eléonore se figea, le regard alerte, avant de jeter brièvement, presque inconsciemment, un coup d'oeil vers la photo pour reporter son attention sur la directrice. Deux tendances faisaient rage en elle, sa curiosité et... sa curiosité. Celle concernant sa mère et celle concernant la directrice. La directrice connaissait-elle sa mère? Comment connaissait-elle son nom? Mais en même temps... Comment savait-elle que cette photo l'avait happé? Etait-elle légilimance? La chinoise l'avait mise en garde contre ce genre de sorciers. Qu'est-ce qu'elle avait dit déjà? Ah oui, faire le vide dans son esprit... Impossible à faire dans l'état actuel, trop de questions se bousculaient dans son crâne.



De toute façon, pourquoi devrais-je avoir à faire un choix entre deux interrogations? Voilà, il n'y a aucune raison. Je décide donc de satisfaire mes deux sources de curiosités.

- Vous la connaissez? Vous êtes légilimance?

Je sais bien que je n'ai pas répondu à sa question mais je n'en ai pas envie. C'est trop bizarre de dire que cette fille est ma mère alors que... c'est une étrangère. Je ne la connais pas. Elle n'a, pour dire, aucun rapport avec moi. Et peut-être même aucun point commun. Bref, rien à voir. Et pourtant, elle m'a donné la vie. Mais cette pensée, même cette pensée, parait surréaliste. En fait... Je crois que je n'ai pas de parents. A mes yeux, je n'en ai jamais eu. Et je n'ai jamais ressenti le besoin d'en avoir. Voir ce nom ressurgir si brusquement sous mes yeux, c'est... juste trop bizarre.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Dim 27 Nov - 15:45

La jeune fille semble se poser un tas de questions, mais aucune ne franchi le seuil de ses lèvres. Maddison est de nature relativement patiente quand il s'agit de Beauxbâtons et de ses étudiants. Elle observe donc Éléonore sans mot dire attendant une quelconque réponse ou réaction de sa part. Son regard balaye alors rapidement la pièce et la blonde finit par se dire qu'il faut qu'elle s'en occupe le plus rapidement possible. Beaucoup de souvenirs importants sont enfermés ici, à l'écart des élèves qui ne demandent qu'à les découvrir. La Vélane pose de nouveau son regard sur la jeune fille tout en se promettant de s'occuper de cette salle dans les plus brefs délais.
Les question qu'Ely pose enfin font rire Maddy. Elle s'arrête et lui répond sans attendre :

(Français) - Excuse ma réaction, mais je n'ai pas connu cette femme et je ne suis pas du tout Légilimance.

Elle réfléchit un court instant sur son âge et ses années d'étude et conclut :

(Français) - Même si nous avons eu des années d'étude en commun, je suivais mes cours par correspondance et ne venais à Beauxbâtons que pour les examens ou tierces événements. Il m'aurait donc été difficile de la connaître. Pour ce qui est de la Légilimancie, qu'est-ce qui a pu te faire penser cela ?

La Directrice laisse plier quelques secondes avant de rajouter :

(Français) - Et puis, même si je l'avais été, je ne me serais pas permise de lire dans ton esprit.

Elle esquisse alors un léger sourire. Malgré les difficultés que lui donne sa particularité, Maddy est bien contente de ne pas être Légilimance. Ce pouvoir est à ses yeux, une malédiction. Même si ce dernier peut s'avérer très utile, cela doit être horrible de pouvoir lire dans les pensées des personnes. Connaître la vérité et les pensées de tout le monde doit être très pesant et lourd à supporter. Il faut avoir une grande force de caractère à don avis.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Jeu 1 Déc - 15:39

    Ma question posée, je regarde la directrice avec un air soupçonneux. C'est trop bizarre qu'elle sache quelle photo je regardais, qui est dessus et qu'elle m'intrigue, mais sa réaction n'est pas celle que j'aurais pu espérer. Elle éclate de rire. Je m'assombris. Je déteste qu'on se paye ma tête, mais je croise les bras, relève le menton et attends qu'elle m'explique en quoi je suis si drôle. Je déteste ça parce que les adultes ont tendance à se moquer des plus jeunes parce qu'on dit des trucs qui leur paraissent évidents, ou à cent lieux de l'évidence. Et franchement, je ne vois pas ce que j'ai pu dire pour déclencher un tel rire, le rire de celle qui sait et qui se souvient que les plus jeunes ne savent pas forcément. Clairement, la chinoise m'avait dit de me méfier d'elle et sa réaction ne me donne pas envie de rejeter son conseil.

    La directrice cesse de rire pour me répondre, niant toutes mes suppositions. Ben voyons, bien sûr que je vais l'excuser, je me doute bien que ce n'est pas moi qu'elle se moquait, ce n'est pas moi qui l'a faisait rire, ce sont les rideaux qui la chatouillent, à moins que ce soit la poussière qui déclare une allergie qui la fait rire? Et puis quoi encore... Quant à ne pas être légilimance et ne pas connaitre... m... Non, mais Catherine, ça va très bien. Dire "ma mère", c'est franchement trop bizarre. Et bien quant à ses affirmations, j'attends ses preuves. Parce que jusqu'à preuve du contraire, elle n'avait nul autre moyen de savoir qui je regardais et pourquoi. Je fronce les sourcils, clairement septique, alors qu'elle poursuit... et retourne la situation. Alors ça, c'est incroyable! C'est elle qui est super louche et c'est moi qui doit expliquer pourquoi elle l'est comme si ce n'était pas évident? Nom d'un gnome à tutu, elle est douée pour embrouiller les gens elle. Je m'exécute, cependant, docilement, quoi que ma voix se teinte d'ironie :

    - Comment tu peux connaitre son nom si tu la connais hormis en lisant mes pensées? Et puis, ce n'est pas la seule image que j'ai vu ici, et je t'assure que je ne connais aucun de ces sorciers, alors à moins de lire dans ma tête, je vois pas comment t'aurais pu savoir qui je regardais et pourquoi.

    Je hausse les sourcils, d'un air de dire "à moi, on me l'a fait pas", avant de lever les yeux au ciel, teinté d'un pouffement que je ne peux retenir quand elle prétend qu'elle ne se serait pas permise de lire dans mes pensées. La meilleure blague de l'année. Je commente, plus à moi-même que pour elle d'ailleurs :

    - Comme si les adultes ne se permettaient jamais rien qui soit dans leur intérêt au détriment des autres...

    Je me détourne de la directrice pour m'intéresser de nouveau à la photo de Catherine Gabin. La photo est en noir et blanc, mais ces cheveux sont hyper clairs, ce n'est donc pas d'elle que je tiens mes cheveux bruns, mais de mon... père. En tout cas, elle ne semble pas manquer de courage. Probablement qu'elle devait être une fille intéressante. J'aimerais bien savoir quel genre d'élève elle était... Mais là-dessus, il parait que la directrice ne peut pas m'aider puisque Madame prétend ne pas la connaitre. Je m'abstins donc de poser la question.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Jeu 23 Mar - 19:04

Cette fille est vraiment insolente. Maddison se demande d'ailleurs encore pourquoi elle ne la réprimande pas un peu plus afin de la remettre à sa place. Peut-être sait-elle que c'est peine perdue. Puis, Eléonore n'a pas totalement faux lorsqu'elle parle des relations adultes-enfants. Elle-même critiquait ses marques de respect lorsqu'elle était plus jeune. Alors comment blâmer quelqu'un pour quelque chose que l'on a nous-même penser ou fait ? Ce n'est pas moral, donc impossible pour la blonde. Quand Eléonore répond, Maddy sourit légèrement, elle est naïve et cela se comprend parfaitement. On apprend jamais assez à observer et à déduire. Même adultes, certaines personnes restent complètement à côté de la vérité à cause de petits détails ratés. Simplement en regardant l'élève, Maddison avait vu quelle photographie l'avait laissée perplexe. Quant au nom de la jeune fille qui est dessus, elle le connait tout simplement. En prévision de la réouverture de cette salle, la Jones a commencé à potasser sur les trophées, les photographies et tous les autres objets se trouvant dans cette salle. Puis, comme personne ne vient ici, à par elle, rien n'a pas bougé et tout est à la même place que sa dernière visite.
Alors qu'elle cherche ses mots afin d'expliquer et de convaincre Eléonore qu'elle dit la vérité, cette dernière marmonne et se retourne de nouveau pour regarder la photo.

(Français)- Tu était tellement focalisée sur cette photographie que tu ne t'en es pas rendue compte, mais on pouvait clairement voir où tu regardais. Quant au nom de la fille qu'on peut voir dessus, je le connais simplement parce que cela fait parti de mes devoirs.

Tout en parlant, Maddison se rapproche doucement pour finir derrière Eléonore. Elle se met alors, elle aussi, à observer cette photographie.

(Français) - Lorsque cette salle ouvrira de nouveau ses portes, il sera de mon devoir de pouvoir renseigner les étudiants, comme toi, au sujet de ce qui s'y trouve. Au-delà de ça, je m'intéresse à Beauxbâtons et donc à ses étudiants, qu'ils soient diplômés depuis longtemps ou fraîchement arrivés. Mais.. Et toi, pourquoi cette photographie t'intéresse-t-elle ? Est-ce que tu la connais ?

Eléonore peut très bien connaître Catherine comme ne pas la connaître du tout. Si cela se trouve, elle a un lien de parenté avec elle. Ou alors, elle a juste été impressionnée, en quelque sorte, par son acte de bravoure. Quoi qu'il en soit, la curiosité de Maddison a été attisée et il lui faudra plus qu'un simple oui ou non pour la satisfaire.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Ven 31 Mar - 18:02

    Si le sourire qu'arborait la directrice au début de la conversation n'avait que brièvement inquiété Eléonore qui en avait surtout été soulagé, il commençait à la préoccuper sérieusement. Qu'est-ce qu'elle avait pu dire de si drôle? En quoi était-elle donc si amusante? Elle n'était pas certaine d'apprécier que la directrice se moque d'elle, même intérieurement. Eléonore était en train de la suspecter d'espionner ses pensées et sa seule réaction était l'amusement? En fait, c'était une sorte d'amusement supérieur, comme si elle savait quelque chose que Léo ignorait. Et c'était bien cela le problème : elle voulait savoir.

    Ne souhaitant plus supporter la vue de la directrice se moquant d'elle, Eléonore se détourna pour regarder de nouveau la photo de manière machinal. Catherine Gabin. Cette femme avait été sa mère pendant deux ans avant de mourir avec son mari. Son père. Pourquoi Gabin, d'ailleurs? Le fait qu'elle ait été marié n'avait jamais touché Beauxbâtons ou n'avaient-ils jamais été mariés? Personne ne pouvait malheureusement répondre à ces questions. Elle ignorait tout de ses géniteurs, ou presque. Elle supposait qu'elle n'avait ni grands-parents ni autre famille que Tat'Mira mais cette dernière était introuvable depuis qu'elle était soit-disant "morte".

    Eléonore se rendit compte qu'elle s'était fourvoyée. La directrice n'avait pas fait aucun lien entre Catherine et elle, elle souhaitait simplement savoir pourquoi cette photo l'intéressait. La jeune fille avait été absorbé par la photo, mais elle n'était pas idiote, vu sa position, elle regardait soit la photo, soit la pièce de manière générale. Non, ce qui l'avait fait tiqué, c'est qu'elle connaisse son nom. Comme si elle savait qui était Catherine Gabin, voire même qui elle était pour elle. C'était cela qu'elle jugeait suspect. Mais la directrice prétendait que c'était son job. De connaitre tous les noms de cette salle? Sérieusement?

    Eléonore releva un regard dubitatif vers la directrice qui s'était approché d'elle pour regarder la photo. Cette explication ne lui semblait pas très pertinente, mais déjà la directrice poursuivait. Renseigner les étudiants... Que pouvait-elle donc savoir de plus sur ses étudiants que ce qui était déjà écrit? Elle renseignerait ceux qui ne savaient pas lire? Son explication lui semblait toujours bancale mais, sans doute pour éviter d'autres questions, elle repartit à l'attaque. Pourquoi cette question l'intéressait? Parce qu'il s'agissait de la femme qui l'avait mise au monde. Est-ce qu'elle la connaissait? Non. Eléonore n'avait, cependant, pas vraiment envie d'être aussi franche. Elle se méfiait toujours de la directrice et ce n'était pas ses justifications qui allait l'y pousser. La jeune fille pinça légèrement les lèvres avant de répondre :

    -Pas du tout. C'est la première fois que je la vois.

    En fait, ce n'était pas tout-à-fait vrai. Elle l'avait déjà vu, mais elle n'en avait aucun souvenir, ou alors des souvenirs très flous qui n'avait rien de commun avec cette Catherine adolescente. Mais c'était bien la première fois qu'elle la voyait à cette âge-là. La première photo qu'elle voyait d'elle. Même si elle avait répondu malgré elle, Eléonore demanda tout de même :

    Et du coup, à part son nom, et l'année où a été prise cette photo qui sont écrit sous la photo, tu pourrais me dire quoi sur elle? Puisque tu es censé pouvoir renseigner les élèves...

    L'occasion d'en savoir davantage sur Catherine tout en essayant de vérifier la crédibilité douteuse des explications de la directrice...

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Lun 3 Avr - 16:41

Eléonore est sur ses gardes. Cela se sent et Maddison se demande pourquoi. En général, les enfants sont béats devant les adultes et boivent leurs paroles. Bon, il est vrai qu'Ely n'est plus tant une enfant que cela, mais elle reste tout de même jeune. Maddy aura probablement toujours du mal à les comprendre. Les enfants. C'est un peu un mystère. Ils sont si naïfs, insouciants et sûrs d'eux aussi parfois. La blonde les trouve un peu ambigus. Des enfants. Elle se dit souvent qu'il est peut-être temps qu'elle en ait. Car oui, malgré les apparences, Maddison n'est pas contre le fait d'en avoir. Ce n'est cependant pas la priorité du moment. N'ayant personne avec qui envisager cela, il serait compliqué que cela en soit une. Ce n'est pourtant pas les coeurs à prendre qui manquent. Mais entre son pouvoir d'attraction naturel et sa renommée, comment reconnaître la sincérité ? C'est assez difficile. Certains doivent vraiment penser ce qu'ils ressentent et ce qu'ils disent, mais combien sont-ils ? Trois sur cent ? Et encore.

Eléonore répond à la Directrice de manière un peu sèche. Cette dernière ne lui en tient pas rigueur et ne relève même pas. Quelques secondes à peine plus tard, la voix de l'élève se fait de nouveau entendre, le ton teinté de curiosité. Maddy sourit intérieurement mais reste sérieuse. Ely aimerait avoir plus d'informations sur Catherine Gabin. La Jones réfléchit mais ne voit pas, quand une idée lui vient en tête.

(Français) - Je t'avoue que comme ça, à brûle pourpoint, je ne sais pas, mais si cela t'intéresse, tu peux venir avec moi dans mon bureau au quatrième étage. Y sont rangés les dossiers de tous les élèves : passés, présents et parfois même futurs.

Maddy sourit à la jeune fille, attendant une réponse. Cette dernière n'a pas l'air emballée plus que cela ni très convaincue, mais au moins elle ne dit pas non. La Directrice laisse passer son élève devant elle et la suit. Elle referme la porte de la salle des trophées derrière elle, à clef. Elle se dirige alors vers les escaliers, Eléonore sur les talons. Ses talons claquent sur le sol. Trois étages sont à gravir pour atteindre son bureau de Directrice. Bureau dans lequel elle passe d'ailleurs très peu de temps, préférant rester dans celui rattaché à sa matière. De toutes les manières, les élèves savent où la trouver. Cependant, elle a tout de même, au cas où, lancé un sortilège sur la porte, qui l'alerte quand quelqu'un toque pour la voir.
Arrivée au quatrième étage, Maddison va jusqu'à une grande porte en bois à double battant. Elle prononce alors quelque chose à demi mot qui n'est pas audible. Un lourd cliquetis se fait entendre dans cette porte qui a pourtant l'air si délicate. Elle entre alors la première et laisse la porte ouverte derrière elle afin de laisser passer Ely.

(Français) - Tu refermeras la porte derrière toi s'il-te-plaît.

La blonde se dirige alors vers une petite porte et de nouveau le même mécanisme qu'avec la grande porte se produit. Elle entre à l'intérieur de ce qui est en réalité un placard, qui est plus grand qu'il n'y paraît. Des centaines de parchemins, de cartons et de dossiers sont rangés sur de grandes étagères. La Jones sort sa baguette et fait venir à elle un carton sur lequel est inscrit d'une belle écriture Catherine Gabin. Maddison prend le carton dans ses mains et va le poser sur son bureau, devant son grand fauteuil. Elle invite la jeune fille à s'y asseoir et ouvre le carton qui dévoile alors toutes sortes de choses. On peut y trouver deux lettres, probablement adressées à des amis de Catherine, une petite coupe d'une des compétitions organisées par Beauxbâtons ainsi qu'un insigne et un joli collier qui a pour pendentif une petite licorne. Maddison observe tout cela debout, n'osant pas vraiment y toucher. Elle ne sait pas ce qui relie Eléonore à cette ancienne étudiante mais il y a quelques chose, elle le sent. Elle ne peut certes pas lire dans les pensées des gens, mais son intuition lui dit que le visage d'Ely cache quelque chose de bien plus grand q'une simple curiosité.

(Anglais) - Je suis désolée, mais je n'ai pas trouvé son dossier, il doit être rangé ailleurs... J'essayerai de le trouver...

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Jeu 6 Avr - 23:31

    Il y avait un léger ton de défi dans la voix de la jeune fille, comme si elle mettait Maddison au défi d'être à la hauteur de ce qu'elle prétendait faire. Il semblait qu'elle devait être calée dans l'histoire des anciens élèves de Beauxbâtons pour avoir la prétention de pouvoir renseigner les élèves mieux que la salle des trophées. Sans surprise, Eléonore constata que Maddison ne pouvait rien dire sur Catherine Gabin qu'elle n'aurait pu apprendre sur la photo. La jeune fille n'en ressentait aucun déception, elle s'y était attendue, et même si elle éprouvait quelques curiosités pour Catherine Gabin, avoir sa mère en face en photo était étrange. Était-elle vraiment prête à transformer un mythe en réalité? Après tout, sa mère n'était rien pour elle. Quand on voyait les complications que les gens avec leurs parents, est-ce que ça valait vraiment le coup de lui donner davantage qu'un nom et un visage et de créer des besoins sentimentaux qui ne pourraient jamais être épanchés?

    Et pourtant...


    Quand la directrice me propose de venir avec elle pour voir le dossier de Catherine, je relève les yeux vers elle, surprise. Non, c'est pas la possibilité de voir le dossier de Catherine qui me surprends. C'est "futurs". Comment pouvait-elle avoir des informations sur des choses qui ne s'étaient pas encore produites? C'est super étrange. Du coup, le premier mot qui sort de mes lèvres, même si mon cerveau reste fixée sur Catherine, c'est :

    - Futurs? Comment est-ce possible?

    Comment voulez-vous que ma soif de curiosité s'étanche si l'on me tend des perches à tous les coins de rues, franchement? On a à peine finis de parler de la salle des trophées, voire même de la photo de Catherine adolescente, et voilà qu'elle me relance sur un autre mystère de la magie. Mais puisqu'elle semble attendre une réponse à sa question, je lui réponds. Même si mettre davantage qu'un nom sur le visage de Catherine comporte un risque, je ne peux pas taire ma curiosité. Je hausse les épaules en dissimulant ma curiosité et regardant par la fenêtre :

    - D'accord.

    La directrice me laisse passer devant, probablement pour verrouiller plus efficacement la salle des trophées derrière moi. Fourbes ces adultes... Mais je la laisse faire. Je trouverais un autre moyen d'entrée. C'est un nouveau défi qu'elle m'offre sans en avoir conscience. Sauf que non. Elle se contente de fermer à clef. Je fronce les sourcils. La clef était-elle ensorcelée de manière à ce que les serrures qu'elles ferment ne peuvent s'ouvrir que par elle? Hum... Ça reste une question comme une autre, dont la réponse reste à découvrir.

    Alors que je suis la directrice, je réfléchis, les yeux fixés dans son dos. Elle est étrangement bien disposée à mon égards. Est-ce que c'est l'avertissement de la chinoise qui retentit à mes oreilles qui est le problème ou bien ses explications qui me paraissent toujours bancales? Je ne sais pas, mais je reste prudente avec elle. Après tout, je suis loin d'être sa meilleure élève. En digne adulte, elle aurait dû me rabaisser avec le même mépris que les autres, mais ce n'est pas le cas. Qu'attend-t-elle de moi qui me vaut ce traitement de faveur? Et si jamais elle est justement en train de m'emmener vers un piège? Je suis si perdue dans mes pensées que je m'abstins de toutes questions qui à laquelle elle pourrait avoir une réponse, comme si élever la voix allait me faire basculer, comme si je marchais en équilibre sur un fils invisible.

    Nous arrivons rapidement devant la porte de son bureau qu'elle ouvre avant d'entrer sans un regard pour moi. Je rentre derrière elle avec plus d'hésitations. Sa nonchalance ressemble à celle de la chinoise et ce n'est pas bon signe, ça veut dire qu'elle a une idée précise en tête et qu'elle sait exactement ce qu'elle va faire. En même temps, quelle manie de la chinoise ne m'a jamais inquiété? Elle se souvient de mon existence puisqu'elle me demande de fermer la porte derrière moi. Okay, alors, là, je flippe. Pourtant, sa demande est parfaitement compréhensible. Mais si je ferme cette porte, j'aurais l'impression de refermer un piège sur moi...

    Je m'extirpe de cette impression de panique en pensant à Tat'Mira. Qu'aurait-elle fait à ma place? Elle aurait refermé la porte, refermant le piège sur son interlocuteur, pas sur elle-même. Elle, elle aurait toujours un plan d'avance, une porte de sortie. Mais je ne suis pas Tat'Mira même si j'aspire à lui ressembler. Et puis, j'ai une arme que Tat'Mira ne dispose pas, je crois. Le feu. Bon, je ne sais pas le contrôler, mais je suppose que si je suis en danger, ça va se déclencher. Sinon, à quoi ça sert?

    Je ferme donc la porte derrière moi et m'avance jusqu'à son bureau. C'est la première fois que je rentre ici. Son bureau reflète bien l'image qu'elle se fait de l'élégance et la sobriété. Je m'attendais presque à voir des chats sagement assis dans leurs paniers, comme il sied à un chat bien élevé, évitant de mettre leurs pattes dans leurs poches. Maitrisant un léger rire à cette image, je reporte mon attention sur la directrice qui sort d'une pièce derrière son bureau. La porte ouvre sur un placard en fait dont elle a sortit un carton qu'elle pose sur la table en m'invitant d'un geste à venir m'assoir dans son fauteuil. Son offre est sympa, mais je préfère rester debout, c'est plus pratique pour moi, je fais pas 1m80, merci.

    Je m'approche d'elle, cependant, tandis qu'elle s'écarte du carton, la curiosité prenant le pas sur la crainte d'un piège. Que peut-elle m'apprendre sur Catherine? Qu'est-ce que ce carton peut me révéler? J'entends la voix de la directrice mais ne prends pas garde à ce qu'elle dit, me contentant de hausser les épaules, d'un air distrait. Je ne l'écoute déjà plus.

    Le carton ne contient peut-être pas le dossier de Catherine -ma mère, je sais!- mais il est remplis de quelques objets quand même. Elle avait vraiment oublié tout ça derrière elle? Il y a quelques lettres, une coupe, un collier et une sorte de badge. Je penche la tête sur le côté, sans m'en rendre compte, intriguée, alors que je plonge la main dans le carton pour me saisir de ce dernier objet. C'est un insigne aux couleurs des Louves d'argent sur lequel il est écrit "préfète". Surprenant. Ils ne recyclent pas les badges à Beauxbâtons? Je lève les yeux vers la directrice pour demander :

    - Pourquoi il n'a pas été réutilisé?

    En le regardant de plus près, il est vrai qu'il est un peu usé, mais n'y avait-il pas un moyen de le remettre en état? A moins que Catherine ne l'est caché... Je ne sais pas. Le laissant retombé, je sors les deux lettres qui sont toujours cachetés. Elle a oublié de les envoyés ou a refusé de le faire finalement? Je retourne les lettres pour voir s'il y a le nom d'un destinataire, ce qui est le cas. Le premier est envoyé à un certain Gabriel et le deuxième à Anastasia. Est-ce qu'elle s'est inspirée de l'une de ses amies pour me nommer? Soit elle n'a pas d'imagination, soit son amie devait vraiment être très importante pour elle. Ou les deux. Si ça se trouve, cette Anastasia est ma marraine, ou quelque chose comme ça.

    Ces questions ne servent à rien, je n'ai pas de réponses. Et ce carton m'ouvre plus de questions que de réponses. Comme cette coupe que je tiens entre les mains. Certes, il est donné à l'équipe des louves d'argent pour la course de licornes qu'elles ont remportés en 2106. Mais pourquoi est-ce dans les affaires de ma mère? Etait-elle la capitaine de l'équipe pour que ce soit dans son carton? Mais on ne peut pas être préfète et capitaine, si? Enfin, pas à Poudlard. C'est bizarre. Et enfin, il y a ce collier que je prends. La chaine semble d'or mais la licorne est translucide et plutôt petite. C'est très jolie comme babiole, si ce n'est pas de l'or, mais à quoi ça me sert? Qu'est-ce que j'apprends? Que ma mère aimait les licornes? Oui, j'ai vu la coupe, merci.

    Et pourquoi est-ce que je cherche un sens à tout ça? Remettant le collier, intriguant au demeurant et très joli, dans le carton, je lève les yeux vers la directrice :

    - On pouvait être capitaine d'une équipe de cavalières et préfète en 2106? Tu étais élève à Beauxbâtons à l'époque?

    Oui, je sais, je continue de poser plein de questions, alors que je n'ai pas répondue à celle qu'elle se pose : pourquoi Catherine m'intéresse? Mais j'essaye de tirer le maximum de réponses de la directrice avant qu'elle ne me dise stop.

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé Mer 12 Avr - 20:35

Lorsque les deux Beauxbâtoniennes ont quitté la salle des Trophées, la plus jeune a demandé à son aîné comment cela était possible qu'elle puisse avoir des informations sur certains élèves "futurs". Après avoir refermé la porte à clef, la blonde, très sérieuse, lui a répondu en se mettant à marcher :

(Français) - Et bien, je dois t'avouer que ce n'est pas commun, mais certains parents inscrivent leurs enfants dans les écoles de Magie dès leur naissance. C'est en général des familles issues de.. la noblesse, on va dire, ou très riches. Puis, nous savons aussi à qui envoyer les lettres de rentrée. Certains refusent et vont à Poudlard ou à Durmstrang, mais la plupart des élèves à qui nous envoyons les lettres répondent tout de même présents. Voilà pourquoi je parlais de futur.

Après ces mots, la Jones a adressé un sourire à son élève avant de continuer son chemin en regardant devant elle.


Eléonore refuse la proposition de sa Directrice de s'asseoir. Cette dernière n'y prête pas attention et ne lui en tient pas rigueur, ce n'était pas un ordre, après tout. À moitié appuyée sur son bureau, la blonde est alors mi-debout, mi-assise, et c'est d'un œil attentif et étrangement couvant qu'elle regarde Ely. Soit cette petite défie Maddison de lui montrer ce qu'elle sait vraiment, et ce qu'elle peut lui apprendre de nouveau, soit elle a un réel lien avec cette Gabin. Maddy parierait pour un peu des deux. Voire les deux, tout simplement. En silence, elle observe son élève et plein de choses traversent alors son esprit. Que peut-il bien se passer dans la jeune tête d'Eléonore ? Qu'est-ce que ces lettres lui apportent ? Puis à quoi ce bijoux lui fait-il penser ? Très joli, d'ailleurs. Tant de questions qui resteront probablement sans réponse pendant un certain temps, peut-être à jamais. La jeune voix la tire de sa torpeur et la Directrice se redresse alors légèrement.

- Pourquoi il n'a pas été réutilisé?

(Français) - Et bien, je pense que l'Académie a toujours laissé ses élèves libres de garder toutes leurs insignes, sans exception, en souvenirs.

Après un court silence, elle rajoute :

(Français) Tu ne voudras pas garder ton insigne en souvenir toi ?


La jeune fille continue de regarder dans le carton puis finit par tout reposer, en état et bien en ordre. Elle pose alors une nouvelle question :

- On pouvait être capitaine d'une équipe de cavalières et préfète en 2106? Tu étais élève à Beauxbâtons à l'époque?

Maddison réfléchit un instant avant de comprendre ce qu'Eléonore veut dire. Elle lui réponds alors :

(Français) - Et bien je pense que oui. Ou alors cette coupe a été remise à Miss Gabin en particulier, car elle a sauvé la jeune fille de la photo que tu as vu dans la salle des Trophées. Et non, je n'étais pas élève à cette époque, je n'avais que cinq ans en 2106, si tu veux tout savoir.

Maddy sourit à la jeune élève avant de s'asseoir franchement sur son bureau, les jambes croisées, et de plonger son regard dans le vide.

(Français) - Je ne suis devenue élève à Beauxbâtons qu'en.. 2112. Mais comme je te l'ai dis tout à l'heure, je suivais mes cours par correspondance. J'ai finalement vraiment découvert cette académie quand je suis devenue professeure il y a quelques années de cela.

C'est vrai que Maddy a passé de nombreux jours à arpenter les couloirs de l'école lorsqu'elle a été embauchée. Il lui a bien fallu cela afin de connaître l'Académie dans ses moindres détails et recoins. Et depuis qu'elle est Directrice, elle se dit que cela n'a pas été de trop.
Ayant bien compris qu'Ely est plus que curieuse, la Vélane sourit et se tourne vers son élève :

(Français) - Y-a-t-il d'autres choses que tu veux savoir sur Beauxbâtons ?

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MessageSujet: Re: La curiosité est un vilain défaut, partagé

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